Relations
sexuelles. Interdites : avant le mariage (comme homosexualité, saphisme,
inceste, sodomie, hommasse, efféminement, lesbianisme) ; pour raison de
parenté (avec mères, filles, surs, tantes paternelles et maternelles,
filles d'un frère ou d'une sur) ; en raison d'allaitement ou d'alliance
(mères qui ont allaité, surs de lait, mères de celles-ci,
pupilles placées sous sa tutelle et nées de femmes avec qui l'on
cohabite et femmes de ses propres fils) ; on ne peut prendre à la fois
2 surs pour épouses, ni d'épouses parmi les femmes qu'un père
a épousées. Mariage. Contrat librement consenti entre
2 personnes de sexe différent. But : la procréation en vue de surpasser
en nombre toutes les autres communautés le Jour de la Résurrection.
Validité : tuteur matrimonial, douaire (et non la dot) et 2 témoins
d'une honorabilité parfaite sont nécessaires pour qu'il y ait mariage
valable. Rôle des parents et des proches : le père peut marier sa
fille vierge sans le consentement de celle-ci, même si elle est pubère
(certains docteurs de la Loi ont une opinion différente). S'il le veut,
il pourra la consulter. Mais un autre que le père (tuteur testamentaire
ou autre) ne pourra la marier avant qu'elle ne devienne pubère et qu'elle
ne donne son consentement, considéré comme acquis si elle garde
le silence. La fille déflorée autrement que par accident ou fornication
ne peut être mariée sans son consentement explicite. Mariages
interdits : mariage consistant à épouser la fille ou la sur
d'un homme si cet homme épouse la fille ou la sur du premier afin
de se tenir réciproquement quitte de s'acquitter du douaire ; mariage à
terme (prescrit dans certaines sectes) ; mariage sans douaire ; mariage contracté
au cours de la période de retraite légale, mariage dont les stipulations
introduiraient un aléa dans le contrat ou dans le douaire, mariage où
la dot serait un objet de vente interdite (vins, porcs, etc.). Autres confessions
: l'homme croyant soumis peut épouser une juive ou une nazaréenne
(chrétienne), mais non une femme idôlatre, païenne, athée,
associatrice, hindoue, bouddhiste. Une croyante soumise ne peut épouser
un homme non soumis. Contrat, mariage Polygamie. Limitée
par la loi coranique à 4 femmes libres, croyantes, soumises, nazaréennes
ou juives (ou 4 femmes esclaves, croyantes, soumises s'il craint de tomber dans
la fornication et s'il n'a pas les moyens d'épouser des femmes libres).
La femme peut faire figurer dans le contrat de mariage que son futur époux
devra rester monogame. Le mari devra traiter ses épouses avec justice.
Il leur doit la nourriture, l'habillement et le logement dans la mesure de ses
moyens. Divorce. Répudiation
traditionnelle permise. Elle s'effectue par une formule unique prononcée
par le mari au cours d'une période intermenstruelle durant laquelle il
n'a pas eu de rapports sexuels avec sa femme. Répudiation par double
ou triple formule (innovation, la répudiation triple prononcée en
une seule formule) ; elle rend la femme prohibée pour le mari tant qu'elle
n'a pas épousé un autre homme. Cas spéciaux : la femme peut
racheter sa liberté à son mari en lui versant le montant de son
douaire, ou moins, ou plus quand elle n'a pas été lésée
dans ses droits par son époux. Mais, si elle a été lésée
dans ses droits, elle pourra se faire restituer les valeurs qu'elle lui aura données
pour reprendre sa liberté, et le mari n'en sera pas moins tenu par la "
séparation ". La " séparation " est un divorce sans
droit de retour pour le mari, sauf par un nouveau mariage contracté avec
le consentement de la femme. Interdictions : il est interdit au mari de répudier
sa femme pendant une de ses périodes menstruelles. S'il le fait, il est
tenu et contraint de la reprendre tant que la période de retraite légale
n'est pas terminée. Quand le mari n'a pas consommé le mariage, il
peut répudier sa femme quand il le veut, par une simple formule (rupture
définitive du lien matrimonial). La femme répudiée avant
consommation du mariage a droit à la moitié du douaire. Maladies,
disparitions : le mariage avec une personne gravement malade (homme ou femme)
est illicite et doit être annulé. La femme peut être rendue
à sa famille en raison de vices rédhibitoires : folie, éléphantiasis,
lèpre, maladie des organes génitaux. L'impuissant a droit à
un délai d'un an pour consommer le mariage. Sinon, séparation judiciaire
si la femme le désire. En cas de disparition, délai minimal de 4
ans (parfois plus), à compter du jour où la femme a signalé
officiellement la disparition de son mari. Après retraite légale
comme en cas de mort du mari, la femme peut se remarier. |