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Mariage religieux.
Quidouchin (consécration). Dans certaines communautés,
les fiancés doivent en principe avoir jeûné,
ils se tiennent côte à côte, sous un dais (Houppah)
qui symbolise la protection divine et l'entrée de la nouvelle
épouse dans le foyer. Bénédiction remerciant
Dieu qui a révélé la législation du
mariage. Remise de l'alliance par le fiancé à la
fiancée, geste accompagné d'une déclaration
en hébreu, disant que la mariée lui est " consacrée
selon la Loi de Moïse et d'Israël ", lecture de
l'acte de mariage (Ketoubah) stipulant les obligations
de l'époux envers l'épouse : affection, entretien
et protection. Chant des " Sept Bénédictions
". A la fin, le marié brise un verre, rappel de la
fragilité du bonheur humain et de la destruction du Temple
de Jérusalem. La célébration du mariage religieux
avec une personne étrangère au judaïsme est
impossible. La conversion au judaïsme, en vue du mariage,
n'est en principe pas admise, mais tout à fait acceptée
quand la conversion est motivée par la seule adhésion
à la Loi juive.
Le but du mariage est la procréation ; la contraception
est condamnée, sauf si la future mère est en danger.
Toutes les déviations sexuelles sont sévèrement
prohibées.
Polygamie. La Bible et l'usage antique ne l'interdisaient
pas. Une décision (Taqanah) du XIe s. l'a prohibée
dans la plupart des pays, en l'assortissant d'excommunication
(Herem).
Divorce. Permis. Le tribunal rabbinique (Beth-Din)
rédige un acte de divorce (Guet), calligraphié,
d'un bout à l'autre de ses 12 lignes réglementaires.
Pour se remarier, la femme doit attendre au minimum 90 j. Les
descendants des prêtres (Kohanim) du Temple de Jérusalem
ne peuvent épouser une divorcée ni une convertie
; leur origine leur est connue par une tradition qui passe de
père en fils. La répudiation d'une épouse
aliénée est pratiquement impossible.
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