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Pour qu'il
y ait mariage, il faut :
I - Que soit manifesté un vrai consentement devant
2 témoins. Don mutuel, libre, instaurant une communauté
de toute la vie en vue du bien des époux et de la mise
au monde et de l'éducation des enfants ; pas de rejet de
la fidélité, de l'unité, ni de l'indissolubilité
; pas de troubles psychiques rendant incapable d'apprécier
ce qu'est ce don mutuel ou d'en assumer les obligations.
II - Qu'il n'y ait pas d'empêchements. Le
droit canonique en vigueur (depuis 27-11-1983) connaît 12
empêchements dirimants qui rendent nul le mariage, à
moins d'une dispense (lorsque celle-ci est possible et opportune).
1) âge minimum : homme 16 ans, femme 14 ;
2) impuissance : impossibilité physique de l'union charnelle
(la stérilité n'est pas un empêchement) ;
3) mariage antérieur (hors le cas de veuvage, et le privilège
paulinien : conversion au christianisme et séparation d'avec
l'époux qui demeure non chrétien, en raison de la
position prise à ce propos par l'apôtre Paul dans
la 1re Épître aux Corinthiens) ; dispense dans 2
cas particuliers ( Quid 2000, p. 1314a) ;
4) disparité de culte : mariage d'un catholique avec
une personne non baptisée ;
5) ordre sacré : diaconat, prêtrise ;
6) vu public perpétuel de chasteté : dans
un institut religieux ;
7) rapt : tant qu'il persiste ;
8) crime : mariage avec intention de meurtre de son conjoint
ou du conjoint de la personne que l'on veut épouser, meurtre
d'un conjoint d'un accord commun ;
9) consanguinité : en ligne directe (pas de dispense),
entre frère et sur (pas de dispense), cousins germains,
oncle et nièce, tante et neveu, grand-oncle et petite-nièce,
grand-tante et petit-neveu ;
10) affinité : en ligne directe avec la famille du conjoint
décédé ;
11) honnêteté publique : après un mariage
invalide (purement civil, ou déclaré nul) ou une
vie commune notoire sans mariage, empêchement vis-à-vis
des père/mère, fils/filles du conjoint ;
12) parenté adoptive : en ligne directe, et entre frère
et sur.
Dans le cas d'un mariage mixte entre chrétiens dont un
seul n'est pas catholique, il n'y a pas d'empêchement proprement
dit, mais l'Église demande que le catholique ait l'accord
de l'évêque du lieu, auquel elle met certaines conditions.
En 1995, il y a eu en France 10 907 mariages entre catholique
et non-catholique (114 940 entre 2 catholiques).
III - Que ce mariage soit célébré
devant, en plus des deux témoins toujours indispensables,
un représentant qualifié de l'Église
(évêque du lieu, curé du lieu, prêtre
ou diacre délégué par l'un d'eux ; en certains
pays, laïc délégué par l'évêque).
2 exceptions : 1) impossibilité de joindre un représentant
qualifié pendant au moins un mois ; 2) péril de
mort. Dans les 2 cas, la présence d'un prêtre ou
d'un diacre non qualifié est souhaitable, mais non indispensable.
Pour un mariage mixte, une dispense peut parfois être
donnée, mais il doit toujours y avoir une célébration
publique (exemple : le mariage civil) ; si le non-catholique est
un chrétien de rite oriental, la dispense n'est pas indispensable
mais il faut une célébration religieuse dans laquelle
intervienne le prêtre.
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