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Pour l'Église catholique comme pour les Églises orientales, le mariage est un sacrement consistant dans la volonté des époux, exprimée publiquement, de s'unir pour la vie. Entre baptisés, il ne peut exister de contrat matrimonial qui ne soit, par le fait même un sacrement (Code de droit canon.) Le concile de Trente (1563) a exigé, sous peine d'invalidité, que les époux se marient devant leur propre curé pour éviter les mariages clandestins. Les théologiens ont, au Moyen Age, longtemps discuté pour déterminer à quel moment se forme le lien matrimonial : est-ce lors de l'échange des consentements, ou par le premier rapport conjugal ? On conclut finalement qu'il y a mariage dès l'échange des consentements, mais qu'il n'est pleinement indissoluble, sans dispense possible, qu'après consommation.
Plus tard, légistes et juristes voulurent distinguer le contrat, qui fait entrer dans l'institution matrimoniale, du sacrement : on soumet alors le contrat au pouvoir civil ; celui-ci a autorité pour le rompre, d'où l'instauration du divorce civil à l'époque de la Révolution. Louis XVI institua une forme civile du mariage pour les non-catholiques (1787) : auparavant, seul existait le mariage en présence du curé de la paroisse, institué par le concile de Trente puis l'ordonnance de Blois.
Depuis la loi du 18 germinal an X (articles organiques du Concordat), le mariage civil institué par la loi du 20-9-1792 doit précéder la célébration du mariage religieux. Tout ministre d'un culte qui procédera de manière habituelle aux cérémonies religieuses de mariage sans que lui ait été justifié l'acte de mariage préalablement reçu par les officiers de l'état civil sera puni de 6 mois d'emprisonnement et de 50 000 F d'amende (art. 433-21 du nouveau Code pénal).
Le mariage de nuit (souvent à minuit) était courant dans la haute société du XVIIIe s. et au début du XIXe s. Thiers, par exemple, s'est marié à minuit en 1833.
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