Mariage
de la main gauche. En Allemagne médiévale, mariage avec une
femme d'un rang inférieur, conclu par l'union des mains gauches (et non
des droites), pour que les fils qui en naissent n'héritent pas. Mariage
en blanc. Depuis 1830. Jadis les femmes se mariaient en robe de couleur. A
son mariage avec le futur François II, Marie Stuart portait une robe blanche
à la couleur des Guise (d'où la tradition).
Mariage fantôme.
Zoulous (Afrique) : si un homme fiancé meurt avant son mariage, sa fiancée
doit épouser un de ses parents pour qu'il engendre un enfant portant le
nom du disparu. Chine antique : si le fiancé mourait prématurément,
la cérémonie d'épousailles avait cependant lieu.
Mariage mixte. Entre 2 personnes de religion différente.
Mariage morganatique. Origine germanique. On distinguait le mariage légal
avec contrat de mariage précisant la dot, le don du matin (Morgengabe)
ou le douaire et le Friedelche, sorte de concubinat légal où le
mari ne verse que le Morgengabe, d'où l'expression de mariage morganatique.
Permettait à des princes d'épouser la personne de leur choix, même
roturière. Les enfants nés de leur union se trouvaient exclus d'une
succession royale.
Mariage romain. Par l'usage (usus) : union
sans noces ni cérémonie religieuse. Si une femme passe 1 an chez
un homme sans s'absenter plus de 3 nuits, elle est considérée comme
son épouse, mais l'époux n'acquiert pas les droits et la puissance
d'un père sur elle. Par coemption (coemptio) : sorte de vente fictive ;
le mari donne une pièce de cuivre symbolique au père ou au tuteur
de la fiancée. Le consentement donné par le père valide le
mariage et la vente simulée confère l'autorité au mari. Confarréation
(confarreatio) : en vigueur chez les patriciens. Les époux offrent un gâteau
d'épeautre à Jupiter Capitolin en présence du grand pontife,
d'un prêtre et de 10 témoins. Si la cérémonie est interrompue
par le tonnerre, il faut la recommencer.
Mariée en petite
tenue. Coutume anglo-américaine : le mari n'était redevable
d'aucune dette contractée par sa femme lors d'un précédent
mariage si elle ne portait qu'une blouse pour l'épouser. N'apportant rien
aux nouvelles noces, ses créanciers ne pourraient rien lui prendre.